24 avril 2007

Logo de Quark: quand Internet force à changer

En 2005, l'éditeur de logiciels graphiques Quark a décidé de changer de logo après une quinzine d'années de stabilité. Ce changement de la signature graphique s'inscrivait dans un chagement de cap de l'entreprise. Avec l'arrivée d'un concurrent majeur, Adobe InDesign, menaçant son quasi-monopole, l'entreprise a changé plusieurs facettes de son fonctionnement. Son positionnement, son approche client ont été revus afin de corriger plusieurs aspects trop rigides. Avec un marché très concurrentiel, Quark se devait de se donner une nouvelle image à tout point de vue. Ainsi, le changement de logo s'imposait dans ce renouveau.

L'entreprise a alors mandaté une filiale de Youg & Rubicam, SicolaMartin, afin de créer ce nouveau logo. Quark a même mandaté deux firmes de recherche en marques de commerce afin de s'assurer que le nouveau ne soit en aucun cas en conflit avec d'autres entreprises américaines et internationales. Bref, le travail pour arriver au logo s'est fait avec un professionnalisme rigoureux.

En 2005, lorsque le nouveau logo est arrivé, personnellement je le trouvais peu original. Le symbole graphique représente-t-il la lettre Q ou la lettre A. J'ai même trouvé qu'il ressemblait un peu à un pick de guitare. Mais en quelques semaines, la communauté Internet, les forum de discussion et le blogues ont créé une secousse à Denver au siège social de Quark. Cette dernière était maintenant la risée des professionnels des communications graphiques. Son nouveau logo ressemblait à de nombreux autres. Avant de paniquer, il faut se rendre compte qu'ici, contrairement aux Rôtisseries St-Hubert, le logo n'avait pas été plagié intentionellement ou ne violait pas de marques de commerce d'une organisation du même secteur. Mais le mal était fait, Quark qui visait un renouveau dans son image, était accusé par les Internautes de plagiat. L'images du haut, tiré, entre autres, du site creativepro.com a fait le tour du monde en quelques semaines.

Après toute cette contreverse non prévue, Quark a dû jeter à la poubelle son nouveau logo. La société a décidé de changer pour un nouveau logo après seulement six mois. En général, les créateurs disent qu'un bon logo peut être conservé de 5 à 10 ans avec possiblement quelques ajustements mineurs en cours de route. J'aimerais savoir comment les relations publiques de Quark ont géré cette crise accentuée par Internet. Je pourrais en discuter avec mon ami de la blogosphère, Marc Snyder, spécialiste montréalais en communications et en gestion de crise.

En terminant, l'erreur de Quark n'a pas été nécessairement dans la vérification de son logo mais plutôt dans le style graphique choisi. Effectivement, le logo contreversé de Quark utilise des formes simplistes et surtout pas assez distinctives pour ce genre d'entreprise. Ce n'était qu'une question de temps pour que l'on trouve des symboles graphiques ou des polices de caratères ressemblant à cette image. Le dernier logo de Quark, sans être le plus beau, a des éléments distinctifs par sa forme, sa couleur, sa texture. Donc, même en mandatant de grandes firmes de design, la communauté Internet a un pouvoir de critique et de recherche qu'il ne faut pas sous-estimer.

Source des images: CreativePro.com
Consultez l'article concernant ce sujet provenant de CreativePro.com

Dans cet article on parle brièvement d'un cas intéressant de ressemblances entre deux logos NBC et Nebraska ETV Network en 1976. Le logo de NBC a coûté 600000$ alors que celui de Nebkaska Educational Television Network a coûté 100$. Ces deux entreprises sont dans le même secteur d'activité. Il y a alors conflit et un sérieux problème d'identification. NBC a alors conclu une entente avec l'autre entreprise pour que NBC conserve son logo.

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En 2005, l'éditeur de logiciels graphiques Quark a décidé de changer de logo après une quinzine d'années de stabilité. Ce changement de la signature graphique s'inscrivait dans un chagement de cap de l'entreprise. Avec l'arrivée d'un concurrent majeur, Adobe InDesign, menaçant son quasi-monopole, l'entreprise a changé plusieurs facettes de son fonctionnement. Son positionnement, son approche client ont été revus afin de corriger plusieurs aspects trop rigides. Avec un marché très concurrentiel, Quark se devait de se donner une nouvelle image à tout point de vue. Ainsi, le changement de logo s'imposait dans ce renouveau.

L'entreprise a alors mandaté une filiale de Youg & Rubicam, SicolaMartin, afin de créer ce nouveau logo. Quark a même mandaté deux firmes de recherche en marques de commerce afin de s'assurer que le nouveau ne soit en aucun cas en conflit avec d'autres entreprises américaines et internationales. Bref, le travail pour arriver au logo s'est fait avec un professionnalisme rigoureux.

En 2005, lorsque le nouveau logo est arrivé, personnellement je le trouvais peu original. Le symbole graphique représente-t-il la lettre Q ou la lettre A. J'ai même trouvé qu'il ressemblait un peu à un pick de guitare. Mais en quelques semaines, la communauté Internet, les forum de discussion et le blogues ont créé une secousse à Denver au siège social de Quark. Cette dernière était maintenant la risée des professionnels des communications graphiques. Son nouveau logo ressemblait à de nombreux autres. Avant de paniquer, il faut se rendre compte qu'ici, contrairement aux Rôtisseries St-Hubert, le logo n'avait pas été plagié intentionellement ou ne violait pas de marques de commerce d'une organisation du même secteur. Mais le mal était fait, Quark qui visait un renouveau dans son image, était accusé par les Internautes de plagiat. L'images du haut, tiré, entre autres, du site creativepro.com a fait le tour du monde en quelques semaines.

Après toute cette contreverse non prévue, Quark a dû jeter à la poubelle son nouveau logo. La société a décidé de changer pour un nouveau logo après seulement six mois. En général, les créateurs disent qu'un bon logo peut être conservé de 5 à 10 ans avec possiblement quelques ajustements mineurs en cours de route. J'aimerais savoir comment les relations publiques de Quark ont géré cette crise accentuée par Internet. Je pourrais en discuter avec mon ami de la blogosphère, Marc Snyder, spécialiste montréalais en communications et en gestion de crise.

En terminant, l'erreur de Quark n'a pas été nécessairement dans la vérification de son logo mais plutôt dans le style graphique choisi. Effectivement, le logo contreversé de Quark utilise des formes simplistes et surtout pas assez distinctives pour ce genre d'entreprise. Ce n'était qu'une question de temps pour que l'on trouve des symboles graphiques ou des polices de caratères ressemblant à cette image. Le dernier logo de Quark, sans être le plus beau, a des éléments distinctifs par sa forme, sa couleur, sa texture. Donc, même en mandatant de grandes firmes de design, la communauté Internet a un pouvoir de critique et de recherche qu'il ne faut pas sous-estimer.

Source des images: CreativePro.com
Consultez l'article concernant ce sujet provenant de CreativePro.com

Dans cet article on parle brièvement d'un cas intéressant de ressemblances entre deux logos NBC et Nebraska ETV Network en 1976. Le logo de NBC a coûté 600000$ alors que celui de Nebkaska Educational Television Network a coûté 100$. Ces deux entreprises sont dans le même secteur d'activité. Il y a alors conflit et un sérieux problème d'identification. NBC a alors conclu une entente avec l'autre entreprise pour que NBC conserve son logo.

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publié par Eric Morasse @ 19:38 2 commentaires  

23 avril 2007

QuarkXPress: la version canadienne sera bilingue

Quark vient de lancer l'édition canadienne de son logiciel de mise en page XPress 7. Cette édition marque un changement dans la mise en marché de ce logiciel au Canada: une version bilingue français-anglais sera vendue. Jusqu'à maintenant, les utilisateurs désirant une version française de XPress devaient acheter la version Passport multilingue à fort prix. Cette édition bilingue se vendra au même prix que la version anglaise. Il s'agit d'une première très intéressante pour un éditeur majeur de logiciels professionnels en communications graphiques. L'utilisateur pourra, comme pour la version multilingue, passer d'une langue à l'autre sans redémarrer le logiciel, simplement en sélectionnant une commande dans un menu.

Je salue cette initiative et j'espère, tout en étant sceptique, qu'elle sera répétée par d'autres éditeurs de logiciels dont Adobe. Ce dernier n'a jamais offert de logiciels multilingues. Les licences des logiciels sont vendues en anglais ou en français. D'ailleurs, les versions françaises d'Adobe n'ont été disponibles qu'en Europe jusqu'à environ 2002.

Depuis le début des années 2000, l'Office de la langue française du Québec a fait pression auprès de tous les éditeurs de logiciels afin de rendre accessible des versions françaises des logiciels au Québec. D'ailleurs, le ministère de l'Éducation du Québec a ordonné aux institutions d'enseignement francophones d'acheter des versions françaises lorsque celles-ci sont disponibles. Ce dernier point a permis de rendre l'accessibilité aux éditions françaises plus rapide en raison du pouvoir d'achat des écoles du Québec. Je dis bravo à Quark pour cet intérêt grandissant pour la clientèle québécoise. Les mauvaises langues diront que Quark, en ayant perdu de nombreuses parts de marché au détriment d'Adobe InDesign, s'accrochent à toutes sortes d'idées pour refaire sa réputation. En attendant, ce sont les utilisateurs québécois qui en profient. À quand une telle annonce par Adobe?

Extrait d'un communiqué paru sur le site Graphiline.com

Quark a annoncé la sortie d'une nouvelle édition de QuarkXPress 7, le logiciel primé de mise en page (pour l'imprimerie) et de conception multicanal, pour les clients canadiens. L'édition canadienne de QuarkXPress 7 inclura des fonctions de césure et de vérification orthographique ainsi que des manuels en anglais et en français, et sera envoyée à ses distributeurs à partir du 2ème trimestre 2007.

" Quark répond aux besoins des clients canadiens, ainsi qu'aux exigences francophones du gouvernement québécois, en fournissant un logiciel prenant totalement en charge à la fois les utilisateurs francophones et anglophones ", a expliqué Richard Pasewark, vice-président directeur des ventes de Quark Amériques. " Les utilisateurs canadiens disposent désormais d'une intéressante option d'achat ou de mise à niveau de QuarkXPress 7 lui permettant de profiter de ses fonctionnalités de flux de production et de collaboration pour le même prix que la version anglaise. Nous sommes heureux de rendre QuarkXPress 7 aisément accessible aux clients francophones et anglophones. "

L'édition canadienne de QuarkXPress 7 fournit des interfaces utilisateur à la fois en français et en anglais. Les utilisateurs peuvent basculer librement entre ces langues et utiliser des menus et fenêtres entièrement
localisés dans QuarkXPress. De plus, il prend en charge la vérification orthographique et la création intégrale de texte, en suivant des règles spécifiques de césure et de justification pour le français, l'anglais américain et l'anglais international.

Les clients achetant la version Anglais américain de QuarkXPress 7 entre le 1er janvier 2007 et le 30 septembre 2007 peuvent échanger sans frais leur licence pour l'édition canadienne de QuarkXPress 7 dès sa mise à disposition, au second trimestre 2007. Le prix de l'édition canadienne de QuarkXPress 7 sera de 749 USD pour une licence complète ou 249 USD pour la mise à niveau à partir d'une version précédente.

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Quark vient de lancer l'édition canadienne de son logiciel de mise en page XPress 7. Cette édition marque un changement dans la mise en marché de ce logiciel au Canada: une version bilingue français-anglais sera vendue. Jusqu'à maintenant, les utilisateurs désirant une version française de XPress devaient acheter la version Passport multilingue à fort prix. Cette édition bilingue se vendra au même prix que la version anglaise. Il s'agit d'une première très intéressante pour un éditeur majeur de logiciels professionnels en communications graphiques. L'utilisateur pourra, comme pour la version multilingue, passer d'une langue à l'autre sans redémarrer le logiciel, simplement en sélectionnant une commande dans un menu.

Je salue cette initiative et j'espère, tout en étant sceptique, qu'elle sera répétée par d'autres éditeurs de logiciels dont Adobe. Ce dernier n'a jamais offert de logiciels multilingues. Les licences des logiciels sont vendues en anglais ou en français. D'ailleurs, les versions françaises d'Adobe n'ont été disponibles qu'en Europe jusqu'à environ 2002.

Depuis le début des années 2000, l'Office de la langue française du Québec a fait pression auprès de tous les éditeurs de logiciels afin de rendre accessible des versions françaises des logiciels au Québec. D'ailleurs, le ministère de l'Éducation du Québec a ordonné aux institutions d'enseignement francophones d'acheter des versions françaises lorsque celles-ci sont disponibles. Ce dernier point a permis de rendre l'accessibilité aux éditions françaises plus rapide en raison du pouvoir d'achat des écoles du Québec. Je dis bravo à Quark pour cet intérêt grandissant pour la clientèle québécoise. Les mauvaises langues diront que Quark, en ayant perdu de nombreuses parts de marché au détriment d'Adobe InDesign, s'accrochent à toutes sortes d'idées pour refaire sa réputation. En attendant, ce sont les utilisateurs québécois qui en profient. À quand une telle annonce par Adobe?

Extrait d'un communiqué paru sur le site Graphiline.com

Quark a annoncé la sortie d'une nouvelle édition de QuarkXPress 7, le logiciel primé de mise en page (pour l'imprimerie) et de conception multicanal, pour les clients canadiens. L'édition canadienne de QuarkXPress 7 inclura des fonctions de césure et de vérification orthographique ainsi que des manuels en anglais et en français, et sera envoyée à ses distributeurs à partir du 2ème trimestre 2007.

" Quark répond aux besoins des clients canadiens, ainsi qu'aux exigences francophones du gouvernement québécois, en fournissant un logiciel prenant totalement en charge à la fois les utilisateurs francophones et anglophones ", a expliqué Richard Pasewark, vice-président directeur des ventes de Quark Amériques. " Les utilisateurs canadiens disposent désormais d'une intéressante option d'achat ou de mise à niveau de QuarkXPress 7 lui permettant de profiter de ses fonctionnalités de flux de production et de collaboration pour le même prix que la version anglaise. Nous sommes heureux de rendre QuarkXPress 7 aisément accessible aux clients francophones et anglophones. "

L'édition canadienne de QuarkXPress 7 fournit des interfaces utilisateur à la fois en français et en anglais. Les utilisateurs peuvent basculer librement entre ces langues et utiliser des menus et fenêtres entièrement
localisés dans QuarkXPress. De plus, il prend en charge la vérification orthographique et la création intégrale de texte, en suivant des règles spécifiques de césure et de justification pour le français, l'anglais américain et l'anglais international.

Les clients achetant la version Anglais américain de QuarkXPress 7 entre le 1er janvier 2007 et le 30 septembre 2007 peuvent échanger sans frais leur licence pour l'édition canadienne de QuarkXPress 7 dès sa mise à disposition, au second trimestre 2007. Le prix de l'édition canadienne de QuarkXPress 7 sera de 749 USD pour une licence complète ou 249 USD pour la mise à niveau à partir d'une version précédente.

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QuarkXPress: la version canadienne sera bilingue

publié par Eric Morasse @ 13:50 0 commentaires  

20 février 2007

Opinion :: QuarkXPress 7: ça passe ou ça casse?

QuarkXPress 7: ça passe ou ça casse?

Depuis maintenant 10 ans que j'exerce le métier d'infographiste. Depuis mes débuts, un seul logiciel de mise en page trônait royalement sur le territoire de l'infographie, QuarkXPress. Profondément cartésien avec ses boîtes, il a été considéré par plusieurs comme un logiciel froid laissant peu de place au côté créatif. Mais lorsqu'il est arrivé sur le marché au début de l'infographie, il tassa rapidement, avec raison, son concurrent Aldus PageMaker. J'ai utilisé pendant environ un an ce logiciel surnommé par certains, dont je fais partie, Page M'Ecœure. Les fameuses boîtes de Quark étaient d'une simplicité et d'une rapidité supérieures au côté des «stores» utilisés par Aldus.

Rapidement, XPress est devenu la référence pour les professionnels de l'infographie. Assez léger pour produire rapidement des mise en pages et surtout très précis pour le positionnement des éléments, il était un outil apprécié. Mais la société Quark s'est assise sur son trône royal pendant une décennie, les années 90. Sans réel concurrent, peu de nouveautés ont été ajoutées à partir de la version 3 du logiciel. D’ailleurs, combien de personnes ont travaillé avec l'éternelle version 3.32 du logiciel qui a régné pendant plusieurs années. Évidemment, au prix que coûte XPress, les versions sont mieux de durer plusieurs années. Mais entre le fait de sortir de nouvelles versions au six mois et d'effectuer une mise à jour majeure en cinq ans, il y a une marge.

Du côté de PageMaker, ce logiciel a été sorti rapidement du marché de l'infographie. Aldus ayant fait faillite, Adobe reprendra la destinée de PageMaker. Ce dernier a été toutefois recentré sur le marché de la bureautique. Adobe ne sera jamais en mesure de reprendre des parts de marché intéressantes avec ce logiciel en infographie. Adobe voyant que PageMaker était voué à disparaître décida de se plancher sur la création d'un tout nouveau logiciel de mise en page professionnel pour compléter son ensemble de logiciels graphiques.

Adobe lança ainsi inDesign sur le terrain de l'infographie. Promues à un avenir intéressant, les premières versions n'ont pas été à la hauteur de tous. Côté créatif il battait QuarkXPress. Mais du côté technique en prépresse, il avait certaines lacunes. Mais Adobe continua sans cesse d'améliorer son logiciel. De son côté Quark, étirait sa version 5 étant incapable de migrer rapidement avec une version 6 compatible MacOS X. Apple a dû même repousser la limite de la fin de la mise en marché de son vieux système Mac OS 9 Classic pour permettre à Quark de continuer à vendre sa version 5.

Pendant ce temps, inDesign CS compatible Mac OS X arriva avec une version vraiment stable et productive. De 2001 à 2004, Quark a vu ses parts de marché s'incliner de 90 à 80%. Rien de catastrophique mais il s'agissait d'un signal assez fort pour dire à Quark de se réveiller. La version 6 de QuarkXPress est finalement arrivée. Loin de la révolution, il y a eu quelques ajouts intéressants mais aucune comparaison avec inDesign. Adobe sort par la suite inDesign CS2 qui, intégré à sa suite logicielle, a conquis de nombreuses parts de marché. Quark promet alors une version 7 avec de nombreuses nouveautés. Mais encore une fois, cette mise à jour majeure tarde. Entre 2004 et 2006, les parts de marché au Québec pour inDesign sont passées de 10 à 50%. QuarkXPress arrive-t-il trop tard avec sa version 7? Je me pose sérieusement la question. Quark se positionne, avec raison, sur le marché de l'édition avec des compléments logiciels pour un flux de production en réseau. Mais du côté de la conception et de la publicité Quark n'est déjà plus dans le coup.

Depuis trois ans seulement, nous assistons donc à un transfert majeur de standard en infographie. Plusieurs pensent que Quark a couru à sa perte en ayant un service à la clientèle déficient. Également, le prix de détail du logiciel a toujours été exorbitant. Surtout, Quark a toujours été en retard face à la concurrence, s'adaptant difficilement à un nouveau marché où le monopole n'existe plus.

Personnellement, je me suis converti presque totalement à inDesign depuis un an. Bien qu'assez lourd en ressources système, il est beaucoup plus diversifié en fonctions de création lorsque vient le temps de faire une mise en page. Je n'ai même pas été tenté d'essayer la version 7 de QuarkXPress. Je me pose sérieusement la question suivante: QuarkXPress a-t-il un avenir? Y-a-t-il des personnes qui ont utilisé professionnellement QuarkXPress 7? Je vous lance donc un appel pour bien saisir ce qui se passe actuellement sur le marché des logiciels de mise en page professionnels.

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QuarkXPress 7: ça passe ou ça casse?

Depuis maintenant 10 ans que j'exerce le métier d'infographiste. Depuis mes débuts, un seul logiciel de mise en page trônait royalement sur le territoire de l'infographie, QuarkXPress. Profondément cartésien avec ses boîtes, il a été considéré par plusieurs comme un logiciel froid laissant peu de place au côté créatif. Mais lorsqu'il est arrivé sur le marché au début de l'infographie, il tassa rapidement, avec raison, son concurrent Aldus PageMaker. J'ai utilisé pendant environ un an ce logiciel surnommé par certains, dont je fais partie, Page M'Ecœure. Les fameuses boîtes de Quark étaient d'une simplicité et d'une rapidité supérieures au côté des «stores» utilisés par Aldus.

Rapidement, XPress est devenu la référence pour les professionnels de l'infographie. Assez léger pour produire rapidement des mise en pages et surtout très précis pour le positionnement des éléments, il était un outil apprécié. Mais la société Quark s'est assise sur son trône royal pendant une décennie, les années 90. Sans réel concurrent, peu de nouveautés ont été ajoutées à partir de la version 3 du logiciel. D’ailleurs, combien de personnes ont travaillé avec l'éternelle version 3.32 du logiciel qui a régné pendant plusieurs années. Évidemment, au prix que coûte XPress, les versions sont mieux de durer plusieurs années. Mais entre le fait de sortir de nouvelles versions au six mois et d'effectuer une mise à jour majeure en cinq ans, il y a une marge.

Du côté de PageMaker, ce logiciel a été sorti rapidement du marché de l'infographie. Aldus ayant fait faillite, Adobe reprendra la destinée de PageMaker. Ce dernier a été toutefois recentré sur le marché de la bureautique. Adobe ne sera jamais en mesure de reprendre des parts de marché intéressantes avec ce logiciel en infographie. Adobe voyant que PageMaker était voué à disparaître décida de se plancher sur la création d'un tout nouveau logiciel de mise en page professionnel pour compléter son ensemble de logiciels graphiques.

Adobe lança ainsi inDesign sur le terrain de l'infographie. Promues à un avenir intéressant, les premières versions n'ont pas été à la hauteur de tous. Côté créatif il battait QuarkXPress. Mais du côté technique en prépresse, il avait certaines lacunes. Mais Adobe continua sans cesse d'améliorer son logiciel. De son côté Quark, étirait sa version 5 étant incapable de migrer rapidement avec une version 6 compatible MacOS X. Apple a dû même repousser la limite de la fin de la mise en marché de son vieux système Mac OS 9 Classic pour permettre à Quark de continuer à vendre sa version 5.

Pendant ce temps, inDesign CS compatible Mac OS X arriva avec une version vraiment stable et productive. De 2001 à 2004, Quark a vu ses parts de marché s'incliner de 90 à 80%. Rien de catastrophique mais il s'agissait d'un signal assez fort pour dire à Quark de se réveiller. La version 6 de QuarkXPress est finalement arrivée. Loin de la révolution, il y a eu quelques ajouts intéressants mais aucune comparaison avec inDesign. Adobe sort par la suite inDesign CS2 qui, intégré à sa suite logicielle, a conquis de nombreuses parts de marché. Quark promet alors une version 7 avec de nombreuses nouveautés. Mais encore une fois, cette mise à jour majeure tarde. Entre 2004 et 2006, les parts de marché au Québec pour inDesign sont passées de 10 à 50%. QuarkXPress arrive-t-il trop tard avec sa version 7? Je me pose sérieusement la question. Quark se positionne, avec raison, sur le marché de l'édition avec des compléments logiciels pour un flux de production en réseau. Mais du côté de la conception et de la publicité Quark n'est déjà plus dans le coup.

Depuis trois ans seulement, nous assistons donc à un transfert majeur de standard en infographie. Plusieurs pensent que Quark a couru à sa perte en ayant un service à la clientèle déficient. Également, le prix de détail du logiciel a toujours été exorbitant. Surtout, Quark a toujours été en retard face à la concurrence, s'adaptant difficilement à un nouveau marché où le monopole n'existe plus.

Personnellement, je me suis converti presque totalement à inDesign depuis un an. Bien qu'assez lourd en ressources système, il est beaucoup plus diversifié en fonctions de création lorsque vient le temps de faire une mise en page. Je n'ai même pas été tenté d'essayer la version 7 de QuarkXPress. Je me pose sérieusement la question suivante: QuarkXPress a-t-il un avenir? Y-a-t-il des personnes qui ont utilisé professionnellement QuarkXPress 7? Je vous lance donc un appel pour bien saisir ce qui se passe actuellement sur le marché des logiciels de mise en page professionnels.

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Opinion :: QuarkXPress 7: ça passe ou ça casse?

publié par Eric Morasse @ 14:57 0 commentaires